Le carillon tubulaire — aussi appelé cloche tubulaire ou cloches d'orchestre, de l'anglais tubular bell — est un instrument de musique idiophone de la famille des percussions.
Il est constitué d'une série de cloches. Chaque cloche est un tube métallique habituellement fait de laiton, dont le diamètre varie entre un pouce un quart et un pouce et demi, et s'accorde en modifiant sa longueur. Les carillons tubulaires sont habituellement regroupés en une série chromatique d'une octave et demie. Des séries de deux octaves existent, mais elles sont extrêmement lourdes et ne sont pas vraiment utilisées. Leur étendue est la suivante :
Les cloches sont habituellement frappées par un marteau à tête de plastique ou de cuir vert. On peut aussi employer divers types de matériaux allant de la mailloche (comme pour le tam-tam ou la grosse caisse) aux baguettes de timbales, en bois, en peau ou en mousse. Les cloches sont frappées dans leur partie haute, ce qui nécessite souvent une chaise ou, dans le cas de musiciens de petite taille, une plateforme élévatrice.
Elles ont été inventées dans un but pratique pour reproduire au sein d'un orchestre symphonique le son de cloches d'église tout en contournant le problème posé par l'encombrement de telles cloches qui sont extrêmement lourdes : le percussionniste dispose ici d'un unique instrument d'environ deux mètres de hauteur et un mètre de largeur, avec lequel il peut jouer 17 notes (pour un jeu standard de cloches tubulaires).
Elles sont utilisées dans des œuvres symphoniques telles que la Symphonie Fantastique (notamment dans la cinquième Partie : "Songe d'une Nuit de Sabbat") de Berlioz, la marche Liberty Bell de Sousa, ou l'Ouverture 1812 de Tchaïkovski, mais également dans la musique populaire. Mike Oldfield utilise beaucoup les cloches tubulaires, par exemple dans son premier album Tubular Bells (cloches tubulaires en anglais) en 1973, dont le thème d'ouverture a été repris pour la musique du film L'Exorciste.
L'éthymologie du mot octave vient de la musique : il faut huit notes pour avoir une fréquence deux fois plus haute. En effet, pour jouer un la au diapason, il faut produire une fréquence de 440 Hz ; pour jouer un la une octave au-dessus, il faut produire une fréquence de 880 Hz, c'est-à-dire, exactement le double. En musique, une octave est l’intervalle séparant deux sons dont la fréquence fondamentale de l'un vaut le double de la fréquence de l'autre. Divisée en plusieurs sous-intervalles, elle permet de définir les gammes.
Piotr Ilitch Tchaïkovski
Piotr Ilitch Tchaïkovski est un compositeur russe de l'ère romantique né le 25 avril du calendrier julien / 7 mai 1840 à Votkinsk et mort le 25 octobre du calendrier julien/6 novembre 1893 à Saint-Pétersbourg. Il fut, avec Rimski-Korsakov, l'un des plus grands compositeurs russes de la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Tchaïkovski était un compositeur éclectique. Son œuvre, d'une inspiration plus occidentale que celle de ses contemporains, incorpore en effet des éléments internationaux, mais ceux-ci sont additionnés à des mélodies folkloriques nationales.
Hector Berlioz
Hector Berlioz est un compositeur, un écrivain et un critique français, né le 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André en Isère, mort le 8 mars 1869 à Paris. Il est considéré comme l'un des plus grands représentants du romantisme européen, bien qu'il récusât le terme de « romantique » qui ne signifiait rien à ses yeux. Il se définissait en fait comme un compositeur classique. Sa musique eut la réputation de ne pas respecter les lois de l'harmonie, accusation qui ne résiste pas à une lecture approfondie de ses partitions. On y découvre, paradoxalement, que Berlioz respecte les fondements historiques de l'harmonie datant du XVIe siècle (règles régissant les mouvements contraires et conjoints), mais qu'il s'affranchit parfois des règles supplémentaires apparues plus tardivement et esthétiquement discutables (règles de modulation cadentielle entre autres).
John Philip Sousa
John Philip Sousa (6 novembre 1854 – 6 mars 1932) était un compositeur américain. Il était également chef d'orchestre, composa de nombreuses et célèbres marches militaires (Stars and Stripes Forever, High School Cadets, Semper Fidelis, The Washington Post March, King Cotton, El Capitan…). Il donna son nom à une variété de tuba populaire dans les fanfares, le Jazz Nouvelle-Orléans, le sousaphone, à grand pavillon dirigé vers l'avant et dominant l'orchestre.
Michael Gordon Oldfield
Michael Gordon Oldfield est né à Reading le 15 mai 1953. Fils du Dr Raymond Henry Oldfield et de Maureen Bernadine Liston (d'origine irlandaise), il est le dernier de trois enfants ayant tous fait carrière dans la musique : Sally Oldfield (née en 1947) est chanteuse, tandis que Terry Oldfield (né en 1949) compose des musiques de documentaires.
L'orchestre symphonique
Un orchestre symphonique est un ensemble musical formé des quatre familles d'instruments : cordes, bois, cuivres et percussions. Il est issu de l'orchestre à cordes de la période baroque qui progressivement s'est étoffé de hautbois, de bassons, parfois de cors, de trompettes, et de timbales. La période classique avec Gossec, Haydn ou Mozart voit souvent les vents s'architecturer par deux (2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes). Les pupitres de la période romantique s'ordonnancent plutôt par trois avec l'ajout plus ou moins systématique d'instruments comme le piccolo, le cor anglais, la clarinette basse, les saxophones, le contrebasson, les trombones ou le tuba. C'est aussi la période qui connaît la grande évolution des percussions. Au début du XXe siècle, l'orchestre symphonique peut être de grande taille, généralement, plus de quatre-vingt musiciens, l'effectif dépassant parfois la centaine d'instrumentistes. Depuis la fin du XVIIe siècle, sa principale fonction est dédiée à l'exécution, dans les salles de concert, d'œuvres symphoniques ou concertantes, profanes ou sacrées. Cette formation est également utilisée pour l'accompagnement en fosse, dans les salles d'opéra, des représentations d'art lyrique ou chorégraphique. Les compositeurs de musiques de film, héritières des musiques de scène, utilisent eux-aussi toutes les ressources musicales et expressives de l'orchestre symphonique.
L'échelle chromatique
Dans le solfège, l’échelle chromatique désigne une échelle musicale composée des sept degrés de l'échelle diatonique additionnés de cinq notes intermédiaires, ces dernières partageant chaque ton en deux demi-tons au moyen d'altérations.
Alors que l'échelle diatonique se présente sous la forme de demi-tons diatoniques isolés encadrant des groupes alternés de deux et trois tons, l'échelle chromatique n'est qu'une succession de demi-tons — cinq demi-tons chromatiques et sept demi-tons diatoniques. Cette quasi-identité des intervalles conjoints brouille les repères et a tendance à générer un flou tonal.
L'échelle chromatique et les notes intermédiaires :
Date de création : 18/03/2009 : 08:38
Dernière modification : 18/03/2009 : 08:38
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